Les choses de Georges Perec

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Les choses de Georges Perec est publié en 1965 et reçoit le prix Renaudot la même année. Sur fond de Trente Glorieuses pré soixante-huitardes, un jeune couple se cherche. Jérôme et Sylvie aspirent au bonheur. Ils semblent penser que la voie la plus directe pour y accéder passe par l’ascension de l’échelle sociale, par l’acquisition de « choses » dont l’abondance étouffe leurs perspectives. Ces « choses » prennent alors une tout autre signification, elles vont au-delà d’une simple fonctionnalité matérielle. Elles sont le sceau de la reconnaissance sociale, de la réussite. Grâce à un récit court et quelque peu distancié, George Perec questionne ces méthodes trompeuses, vendues par une société qui prétend que l’épanouissement personnel est un bien de consommation. Et même si mai 68 est passé par là, qu’il a laissé s’exprimer sa révolte contre cette société capitaliste de masse, cette « société du spectacle », il ne sera semble-t-il pas parvenu à sonner le glas du consumérisme à outrance. Consommer, acheter, payer à crédit pour pouvoir vivre à travers ses « choses » et montrer à la société qui l’on est. Il suffit d’observer son environnement pour constater que ces comportements nous habitent toujours. Contemporain s’il en est, Les choses n’a rien perdu de son actualité et ce, même sur fond de crise économique revendiquée. À consommer (ou pas) avec raison…

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