« Extinction » de Thomas Bernhard

 

Thomas Bernhard, Extinction

Thomas Bernhard, Extinction chez Raum B

Véritable testament philosophique, le dernier roman de Bernhard publié de son vivant raconte l’histoire de Mureau, prof à Rome qui doit rejoindre ses soeurs en Autriche. Il a reçu un télégramme l’informant du décès de ses parents et de son frère dans un accident de voiture et doit assister aux obsèques et se charger de son héritage.

Sa famille riche mais sans culture, inintelligente, ne songeant qu’à faire fructifier ses possessions lui déplaisait au point de la haïr car elle avait entre autres des accointances politiques particulièrement détestables avec le national socialisme.

Texte d’une ampleur considérable, véritable testament rassemblant en un seul geste les ennemis récurrents de l’oeuvre de Bernhard, il s’agit du récit d’une épreuve terrible : celle d’un homme ayant décidé d’éteindre définitivement le passé qui le hante et continue de le meurtrir.

« Je suis en train de décomposer et désagréger Wolfsegg et les miens et en même temps, je me décompose moi-même, je me désagrège, je m’anéantis, je m’éteins ».

Dans ce dernier roman Bernhard avait la conviction d’avoir porté au plus haut son art de l’exagération qu’il tint pour « l’art de surmonter l’existence ».

Extinction de Thomas Bernhard, Gallimard, traduit de l’allemand par Gilberte Lambrichs.

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